dimanche 25 juin 2023

Retour du refoulé fasciste


(...) je rejoins le grand philosophe qu’était Umberto Eco, pour qui le fascisme n’est pas une philosophie, un berceau où naissent des idées, où se crée de la pensée. En ce sens, ce n’est même pas une idéologie. Le fascisme, disait-il, est avant tout une rhétorique, une manière de dire les choses. Le fascisme, c’est quand l’adversaire politique devient un ennemi. Quand le vainqueur impose au vaincu le silence et l’humiliation, quand l’autorité tient lieu de réponse à tout, quand disparaît le respect des minorités – qui est le point culminant d’une démocratie. Un signe avant-coureur inquiétant apparaît quand les partis commencent à s’organiser autour d’une personne et non plus d’idées. Un parti, c’était un groupe de gens argumentant pour présenter un discours commun, et dont les figures pouvaient changer. Désormais, c’est un groupe de gens qui suivent le discours d’un seul, quel que soit ce discours: Matteo Salvini, Marine Le Pen, Viktor Orbán… En ce sens, oui, le fascisme, ou la dérive autoritaire, revient. Et pas seulement en Italie. Francesco Filippi, Historien et Philosophe dans Télérama 17/10/2020

lundi 10 avril 2023

La crise démocratique à l'aune de Nicolas Machiavel

"Et il faut prendre garde qu'il n'y a chose plus difficile à entreprendre, ni à réussir plus douteuse, ni à conduire plus périlleuse que de s'aventurer à introduire de nouvelles institutions ; car celui qui les introduit a pour ennemis tous ceux à qui les institutions anciennes sont profitables, et il trouve de tièdes défenseurs en tous ceux que les institutions nouvelles avantageraient. Tiédeur qui naît, partie de la peur des adversaires, qui ont des lois pour eux, partie de l'incrédulité des hommes, qui ne font pas véritablement crédit aux nouveautés, avant d'en avoir vu paraître une ferme expérience." Le Prince, chapitre VI https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-temps-du-debat/crise-des-retraites-que-nous-apprend-machiavel-3594626

jeudi 17 mai 2012

samedi 12 mai 2012

Tibet : méditation surveillée


La "nouvelle gestion socialiste" a créé un nouveau comité de direction dans les monastères tibétains où s'invitent cadres du Parti et policiers. Ceux-ci vivent là en permanence. Cela revient "à créer dans chaque église ou chaque couvent une cellule de la DGSE" dit un chercheur français qui suit les questions tibétaines. Depuis 2009, on recense 35 immolations de moines au Tibet.
Les J.O. de 2008 sont loin et la reprise en main du PC chinois est impitoyable. Mais qui s'en soucie ?

Voir Le Monde du 5 mai 2012 "Big Brother au Tibet" - Brice Pedroletti

samedi 14 janvier 2012

Chacun est à soi-même le plus lointain




Franz Xaver Messerschmidt- Têtes de caractères 1773-1783


Quand la folie et un sculpteur génial se rencontrent, on ne peut que rester coi...

dimanche 10 juillet 2011

BLAST : le souffle Moaï

                                          
                           BLAST Tome 1 et  2 - Ed. Dargaud


Esthetique, émotion, réflexion : Manu Larcenet ou le neuvième art.

http://www.manularcenet.com/blog/categorie/leblog

dimanche 3 juillet 2011

Ne portez plus de ceinture !



« Quand, en 1941, Altiero Spinelli, Eugenio Colorni et Ernesto Rossi signèrent le fameux Manifeste de Ventotene, ils appelaient à une "Europe libre et unie". La déclaration de Milan qui suivit en 1943, fondant le Mouvement fédéraliste européen, réaffirma cet engagement pour une Europe unie et démocratique. Tout cela s'inscrivait dans le prolongement naturel de la quête démocratique de l'Europe inaugurée par le mouvement européen des Lumières, qui, à son tour, inspira le monde entier.
C'est pourquoi il est très affligeant que l'on soit aussi peu inquiet du danger qui menace aujourd'hui le régime démocratique de l'Europe, lequel se manifeste insidieusement par la priorité accordée aux impératifs financiers. La tradition du débat public démocratique est sapée par le pouvoir incontrôlé que détiennent les agences de notation qui de facto dictent aux gouvernements démocratiques leurs programmes, souvent avec le soutien d'institutions financières internationales (...)
Tant que les gardiens de la finance entretiennent une vision réaliste des actions qui s'imposent, l'espace public démocratique doit leur prêter l'oreille la plus attentive. C'est important !
Mais cela ne signifie pas qu'on doive leur accorder le pouvoir suprême ni qu'ils puissent dicter leur loi à des gouvernements démocratiquement élus, sans que l'Europe exerce aucune résistance organisée. Le pouvoir des agences de notation ne peut être contenu et encadré que par des personnalités politiques exerçant un pouvoir exécutif au niveau européen. Or pour l'heure, un tel pouvoir n'existe pas (...)
Le diagnostic des problèmes économiques tel que l'établissent les agences de notation n'a en rien le statut de vérité absolue, contrairement à ce que ces dernières prétendent. Pour mémoire, le travail de certification des établissements financiers et des entreprises accomplis par ces agences avant la crise économique de 2008 était si lamentable que le Congrès américain a envisagé d'engager des poursuites contre elles (...)


Amartya Sen - Prix Nobel d'économie 1998

L'article complet est à lire ici : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/07/02/l-euro-fait-tomber-l-europe_1543995_3232.html#ens_id=1508090

Retour du refoulé fasciste

(...) je rejoins le grand philosophe qu’était Umberto Eco , pour qui le fascisme n’est pas une philosophie, un berceau où naissent des idé...