samedi 16 avril 2011
dimanche 10 avril 2011
Terraqué
I
II
Ils n'ont pas le besoin du rire
Ou de l'ivresse.
Ils ne font pas bruler
Du souffre dans le noir.
Car jamais
Ils n'ont craint la mort.
De la peur
Ils ont fait un hôte.
Et leur folie
Est clairvoyante.
III
Et puis la joie
De savoir la menace
Et de durer.
Pendant que sur les bords,
De la pierre les quitte
Que la vague et le vent grattaient
Pendant leur sieste.
IV
Ils n'ont pas a porter leur face
Comme un supplice.
Ils n'ont pas a porter de face
Ou tout se lit.
V
La danse est en eux,
La flamme est en eux,
Quand bon leur semble.
Ce n'est pas un spectacle devant eux,
C'est en eux.
C'est la danse de leur intime
Et lucide folie.
C'est la flamme en eux
Du noyau de braise.
VI
Ils n'ont pas voulu être le temple
Ou se complaire.
Mais la menace est toujours là
Dans le dehors.
Et la joie
Leur vient d'eux seuls,
Que la mer soit grise
Ou pourrie de bleue.
VII
Ils sentent le dehors,
Ils savent le dehors.
Peut-être parfois l'auront-ils béni
De les limiter:
La toute puissance
N'est pas leur faible.
VIII
Parfois dans leur nuit
C'est un grondement
Qui longtemps résonne.
Et leur grain se noie
Dans un vaste éffroi:
Ils ne savaient plus
Qu'ils avaient une voix.
IX
Il arrive qu'un bloc
Se détache et tombe,
Tombe a perdre haleine
Dans la mer liquide.
Ils n'étaient donc bien
Que des blocs de pierre,
Un lieu de la danse
Que la danse épuise.
X
Mais le pire est toujours
D'être en dehors de soi
Quand la folie
N'est plus lucide.
D'être le souvenir d'un roc et l'etendue
Vers le dehors et vers le vague.
Les rocs, Eugène Guillevic, Terraqué, 1942
Ils ne le sauront pas les rocs,
Qu'on parle d'eux.
Et toujours ils n'auront pour tenir
Que grandeur.
Et que l'oubli de la marée,
Des soleils rouges.II
Ils n'ont pas le besoin du rire
Ou de l'ivresse.
Ils ne font pas bruler
Du souffre dans le noir.
Car jamais
Ils n'ont craint la mort.
De la peur
Ils ont fait un hôte.
Et leur folie
Est clairvoyante.
III
Et puis la joie
De savoir la menace
Et de durer.
Pendant que sur les bords,
De la pierre les quitte
Que la vague et le vent grattaient
Pendant leur sieste.
IV
Ils n'ont pas a porter leur face
Comme un supplice.
Ils n'ont pas a porter de face
Ou tout se lit.
V
La danse est en eux,
La flamme est en eux,
Quand bon leur semble.
Ce n'est pas un spectacle devant eux,
C'est en eux.
C'est la danse de leur intime
Et lucide folie.
C'est la flamme en eux
Du noyau de braise.
VI
Ils n'ont pas voulu être le temple
Ou se complaire.
Mais la menace est toujours là
Dans le dehors.
Et la joie
Leur vient d'eux seuls,
Que la mer soit grise
Ou pourrie de bleue.
VII
Ils sentent le dehors,
Ils savent le dehors.
Peut-être parfois l'auront-ils béni
De les limiter:
La toute puissance
N'est pas leur faible.
VIII
Parfois dans leur nuit
C'est un grondement
Qui longtemps résonne.
Et leur grain se noie
Dans un vaste éffroi:
Ils ne savaient plus
Qu'ils avaient une voix.
IX
Il arrive qu'un bloc
Se détache et tombe,
Tombe a perdre haleine
Dans la mer liquide.
Ils n'étaient donc bien
Que des blocs de pierre,
Un lieu de la danse
Que la danse épuise.
X
Mais le pire est toujours
D'être en dehors de soi
Quand la folie
N'est plus lucide.
D'être le souvenir d'un roc et l'etendue
Vers le dehors et vers le vague.
Les rocs, Eugène Guillevic, Terraqué, 1942
samedi 11 septembre 2010
De l'interdiction de la cagoule dans les lieux publics
![]() |
| Eugène Deloncle |
Mr Schueller, papa de notre chère Liliane, n'aurait pas apprécié cette ostracisation de La Cagoule...
http://www.monde-diplomatique.fr/2009/06/CHOLLET/17174
http://www.liberation.fr/tribune/0101207209-livre-le-passe-exhume-d-une-entreprise-fondee-par-un-militant-de-la-cagoule-l-oreal-une-histoire-francaise-michel-bar-zohar-une-histoire-sans-fard-l-oreal-des-annees-sombres-au-boycott-arabe-fayard-26
samedi 8 mai 2010
vendredi 8 janvier 2010
Les yeux de la Dame en Noir
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Epanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas
vendredi 23 octobre 2009
La réponse est-elle l'inverse de l'interrogation ?
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